Saints Row : The Third

SaintsRowTheThird_DX11 2012-07-16 20-02-31-89Je ne savais pas par où aller. Ce putain de chat m’agaçait tellement que je n’avais pas pu résister. Malheureusement, les flics n’étaient pas loin et ont vu la scène. La fameuse scène où mon pote et moi avions fracassé la gueule du chat avec nos godemichets géants (ou bite de baiseball, c’est comme vous voulez). Il était très résistant car nous n’avions pas pu l’achever. Alors on s’est barrés à la vue des flics, après en avoir buté un avec nos bites, histoire de leur faire comprendre qu’il ne faut pas faire chier les Saints. Mais ils étaient trop nombreux. On s’est alors rués sur une voiture prise au hasard dans la rue, on a jarté le conducteur en l’envoyant valser 20 mètres plus loin et j’ai piqué la voiture. Il y avait sa nana à côté, totalement apeurée de la scène mais on s’en branlait complètement, on n’avait pas le temps de la laisser descendre alors elle est restée à l’intérieur, avec mon pote derrière. Qu’elle reste en vie ou non, c’était son problème, on avait les flics à nos trousses. La caisse était pas terrible, mais on devait faire avec. En tournant à un carrefour, on a croisé un barrage de voitures de police mais rien à foutre : j’ai foncé dans le tas. Après avoir fracassé la moitié des voitures, je leur ai laissé un petit souvenir en lançant un cocktail Molotov dans le tas, ce qui a créé une énorme explosion derrière nous. C’était magnifique. Arrivés au bout de la rue, on constate que le pont a été relevé, mais ce n’était pas un problème. J’ai donc accéléré pour faire le saut de l’ange et atterrir de l’autre côté du pont. On a alors compris pourquoi ce quartier était bouclé et isolé : il était rempli de zombies fous furieux. J’ai voulu les distraire avec mon pet en boîte mais j’avais oublié que ce genre de truc ne leur faisait pas grand chose. Après tout, ils sentent aussi bon que ces machins-là. Par contre sur les flics c’était très efficace, les voir gerber était plutôt marrant. Histoire de nous débarrasser des zombies pour de bon et de se barrer du quartier en toute tranquillité, on a pris la nana et on l’a jetée dans le tas pour qu’ils se rassasient et les distraire. Dommage qu’elle ne soit pas obèse, ça les aurait occupés plus longtemps. Ceci fait, on a réussi à les esquiver en passant par un autre pont, direction la planque. On a appelé nos putes et strip-teaseuses pour qu’elles se débarrassent des flics qui nous collaient au cul. Au final, on a réussi à se réfugier au QG des Saints en les semant.
Morale de l’histoire : la prochaine fois, je prends un lance-roquettes pour buter ce putain de chat.

Bon d’accord, j’ai un peu inventé l’histoire. Mais certains passages étaient vrais tandis que les autres auraient très bien pu se produire dans le jeu. C’est ça le plus fort dans Saints Row, la possibilité d’avoir un truc totalement WTF dans le jeu, et de les enchaîner. Une rue remplie de putes en string, des gens déguisés en lapin ou en babouin qui conduisent une camionnette de golf, une voiture avec une tête géante de Johnny Gat qui crache des flammes, un bordel avec plein de sex-toys, même les plus improbables. Bref, un monde parfait pour certains.

Un jeu très Saint. Ou sein ?

J’avais joué à ce jeu il y a déjà plusieurs mois de ça, quelques mois après sa sortie. Alors que j’étais assez sceptique à son achat, j’ai tout de suite accroché au trip de cet univers, jusqu’à la fin. Je n’ai certes pas joué aux deux premiers volets, mais je m’y mettrai sûrement, même si je sais qu’ils sont sensiblement différents. Alors oui, on ne pourra jamais éviter cette comparaison avec GTA, et pourtant ce jeu est tellement différent qu’il mérite son genre, totalement unique. Dans Saints Row, vous pourrez faire toutes les missions aussi improbables les unes des autres. Traverser un avion entier en plein vol, faire un combat de tanks aérien, se battre tout nu dans un club SM complètement shooté, ou tout simplement foutre le bordel dans la ville avec un tank où l’on peut annuler toutes représailles de la police ou du gang d’un simple coup de fil.

Un lance-roquettes en plein milieu de la rue ? J'vois pas où est le problème

Un lance-roquettes en plein milieu de la rue ? J’vois pas où est le problème

Saints Row III, c’est du What The Fuck. Mais du BON What The Fuck. Car il ne s’agit pas juste d’un gros défouloir. A côté de ça, la quête principale a le mérite d’avoir une histoire qui tient debout (improbable, mais bien fichue), qui parodie pas mal de cultures et qui le fait bien. Mine de rien, le studio a fait un sacré travail sur l’univers du jeu. A commencer par l’élaboration de notre héros, entièrement personnalisable. Et quand je dis entièrement, c’est vraiment à 100%. Tout comme moi, vous passerez des heures à créer votre personnage. Alors beaucoup feront des trucs à peu près cohérents, mais rien ne vous empêche de créer un truc complètement difforme, avec la peau bleue, verte ou rose, gros nichons ou gros zizi, voix sensuelle ou voix de zombie, tout y passe. Oui, vous y passerez des heures.

A côté de ça, le jeu inclut un système d’XP (appelé « Respect ») qui vous permettra de débloquer des capacités et compétences comme des bonus de vie, d’endurance, de résistance à certains types de dégâts, etc. Mais aussi la capacité d’avoir des munitions illimités, aucun temps de rechargement, aucun dégât subi, bref, être littéralement invincible et ce sans codes de triche. Évidemment pour en arriver là il faut atteindre le niveau max, sinon c’est pas drôle. Et pour monter d’XP, hormis la quête principale on a bien entendu les différentes missions annexes, classées par genre et par difficulté. Ça passe du classique Assaut Hélico à l’incompréhensible Fraude à l’Assurance, où le but est de se faire renverser par des voitures (et enchaîner les cascades) afin d’accumuler le plus de dégâts (évidemment, on est invincibles lors de ces missions), et sans oublier la fameuse émission télé du Professeur Genki et son fameux slogan « Murder time, fun time ! ». Bref, il y a de quoi faire. On pourra certes reprocher le côté un peu répétitif de ces petites quêtes, mais impossible de reprocher quoi que ce soit à la quête principale, qui est extrêmement variée et passionnante.

Une mission tout à fait banale

Une mission tout à fait banale

Concrètement, l’intrigue principale se résume à ça : vous êtes le/la chef du gang des Saints et comme tout gang, votre désir est de le faire dominer sur toute la ville de Steelport. Mais pour cela vous devez vous débarrasser des autres gangs : les Morning Stars, les Deckers et les Luchadores. Monter votre réputations, faites-vous respecter et tout ira bien, tout en déjouant les coups de pute des autres.

Jouis donc !

Il est vrai que je n’ai pas arrêté d’employer des superlatifs sur ce jeu, mais je n’y peux rien. Si je devais qualifier Saints Row III en un mot, ça serait « jouissif ». En plus de ça, il est tout à fait possible de partager notre expérience rocambolesque avec un ami, puisque le jeu peut également se jouer en coopération. Il est limité à deux joueurs malheureusement, j’aurais bien aimé me fendre le cul à quatre, c’est dommage.

Alors oui, le jeu est loin d’être parfait et possède quelques trucs pouvant nous titiller un peu, à commencer par les nombreux bugs de collision qu’on peut avoir (il n’est pas rare de se retrouver avec un véhicule à la verticale, sans trop chercher à comprendre comment ça a pu arriver) ainsi que quelques bugs de scripts, qui varient selon les machines. Le radar me joue également parfois un peu des tours (par exemple avec le GPS qui ne s’affiche plus) mais à part ces points noirs, aucun ne peuvent entacher notre expérience de jeu. Au final, on passera toujours un bon moment. Certes, SR III n’a jamais été une référence graphique mais bordel, qu’est-ce qu’on s’en tape, qu’est-ce qu’on s’éclate ! Et si la carte a beau ne pas être aussi vaste que Liberty City, elle a le mérite d’avoir un univers prenant, complètement tordu mais totalement assumé. Et c’est ça qu’on aime dans ce jeu. Mais bon les comparaisons c’est débile alors on va s’arrêter là. Bon allez une dernière. Sur PC, Saints Row 3 est tout à fait maniable, que ça soit en phase de tir ou en voiture, la souris est parfaitement fluide et répond bien (c’est rare de nos jours, putain…), ça fait vraiment plaisir. J’ai tellement d’autres trucs à vous dire à propos de ce jeu, mais ça serait gâcher le plaisir, autant vous laisser le découvrir par vous-même.

L'univers de Saints Row : des bonasses à string, et des gens déguisés

L’univers de Saints Row : des bonasses à string, et des gens déguisés

Oh merde, j’ai failli délaisser cette propa sans parler de la bande-son du jeu. C’est assez simple à décrire à vrai dire, la musique colle parfaitement à l’ambiance du jeu. De l’électro, et pourtant ce n’est pas du tout mon genre d’habitude. La radio est assez variée mine de rien. On a le rap habituel, mais aussi des chansons classiques des années 90 (vous aurez cette chanson constamment dans la tête à la fin du jeu, et vous penserez à Saints Row à chaque fois que vous l’entendrez), du gros metal bien dégueu et de la musique classique. Bref, vous trouverez forcément votre bonheur.

Le trailer du jeu est à voir au moins une fois tellement il est classe.

Et pour finir, une belle citation de Canard PC pour résumer cet article : « Saints Row 3 est jouissif. Jouissif si on suit le scénario, jouissif si on fait les missions secondaires, jouissif si on se vautre le bac à sable, jouissif si on invente ses propres bêtises, jouissif si on se contente de massacrer tout ce qui bouge avec classe pour obtenir des points. »

Note personnelle : 8/10

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Godot

Passionnée de jeux vidéo depuis... pas mal de temps.

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