Mass Effect 3

Je vous préviens tout de suite, cet article ne sera pas un test, ni une critique, ni aucun autre terme du genre. Ce sera un condensé de sentiments, d’émotions et de larmes, beaucoup de larmes. A vrai dire, je suis en train de la rédiger avec ce morceau en musique de fond, et donc il me faut beaucoup d’efforts pour me retenir de chialer comme une gonzesse. Parce qu’en écrivant cet article, je me rends alors compte que cette saga vient de se clôturer avec ce dernier opus. La saga Mass Effect, mais avant tout la saga du commandant Shepard, que j’ai suivie pendant plusieurs années.

Passé

Je me souviens encore du premier jour où j’ai découvert cette saga. Je m’y suis prise un peu tard en fait. Le premier Mass Effect était sorti il y a déjà 2-3 ans, et ce n’est que peu avant la sortie de ME2 que j’ai décidé de m’y mettre. Comme tout le monde, c’était un jeu avec un univers sympathique, nouveau, original, mais avec un gameplay assez lent. C’est donc avec cette même lenteur que j’ai appris à apprécier ce jeu. En fait, je n’ai pas accroché au jeu immédiatement, contrairement à d’autres où souvent je disais « Oh putain il est génial ce jeu ! » dès les premières dix minutes. Non, ici, c’est seulement après une quinzaine d’heures que j’ai commencé à me dire « En fait ce jeu est vraiment sympa ». Jusqu’au combat final où le rythme avait considérablement accéléré, laissant place à une multitude de scènes d’action que les joueurs réclament tant de nos jours. Mais il est vrai qu’un space opera sans scène d’action, c’est assez triste. Imaginez un Star Wars sans ce fameux combat entre Luke et Darth Vader, ou sans cet affrontement entre Darth Maul et Qui-Gon Jin ? Roh. Dans ME1, il faut avouer que le jeu est au début assez mou. Je connais pas mal de personnes qui ont éprouvé la même chose que moi. Et une fois arrivés à la fin, on se prend définitivement une claque en pleine poire.

offical_mass_effect_3_wallpaper__extended_cut_edit_by_xylaiziel-d54ykzfEt donc c’est tout naturellement que je me suis ruée sur ME2 dès sa sortie. Et bam, 60€ dans ta tronche, édition Collector achetée direct. Et là, je vous jure, le surplus d’émotion était plus que présent. On se prend dès le début une vague d’action qui va tout de suite poser les bases de ce jeu, rien à voir avec le premier épisode. Mais je ne vous en dirai pas plus, car ce n’est pas le but de cette propa. Juste vous dire que ME2 m’a permis de me faire un avis définitif sur cette saga : à ce niveau, ce n’était plus un jeu que je jouais. Non, c’était devenu bien au-delà de ça. C’était à présent un univers dans lequel je vivais, j’incarnais Shepard. Un monde où toutes mes décisions personnelles depuis le premier opus avaient un impact sur toute la suite, ME2 et ME3, où je pouvais voir les conséquences de mes actes. Je me suis tellement prise au jeu que je me voyais littéralement vivre dans cet univers pourtant inventé de toute pièce, m’attacher à des bouts de pixels et éprouver des sentiments réels pour du virtuel. Je n’en ai pas honte, c’était la première fois que ça m’arrivait. Au début, je trouvais ça étrange avec un peu de recul, mais au final on finit par embrasser cet état d’esprit tellement c’est agréable et émouvant. A la fin de ME2, je n’avais qu’une seule hâte : que ME3 sorte. A tout prix. J’étais devenue littéralement dingue de cet univers, que j’ai dévoré avec acharnement et passion. J’ai lu tout le Codex du jeu, j’ai exploré les moindres recoins, je VOULAIS que ce jeu dure, indéfiniment. Je pourrai dire que je connais cette saga sur le bout des doigts. La moindre race, la moindre culture, le moindre événement.

Présent

Lorsque Mass Effect 3 est sorti en mars dernier, vous vous doutez bien que je me suis jetée le premier jour dans mon magasin Game pour récupérer ma version Collector que j’avais réservée il y avait des mois de ça. Il m’a fallu seulement trois jours pour terminer le jeu, et vous savez ce que j’ai fait une fois fini ? J’y ai rejoué, encore et encore. Mais pour éviter que cette propa ne se termine prématurément comme ça, je vais quand même vous donner un peu plus de détails. Peut-être également vous présenter brièvement le concept de cette saga histoire de ne pas faire fuir les personnes qui n’ont jamais connu cette série.

Mass Effect, c’est l’épopée d’une seule personne : le Commandant Shepard, vous. Un personnage entièrement personnalisable physiquement, où vous pouvez également choisir entre plusieurs backgrounds différents. Tout au long des jeux, vous serez confrontés à divers événements. Même s’il y a une trame principale à suivre, il existera divers embranchements où vous aurez des décisions à prendre, qui peuvent énormément varier d’un jeu à l’autre. Vous vivez dans un univers où les Relais Cosmodésiques ont été créés afin que les races puissent voyager à travers toute la galaxie. Vous découvrirez de nouvelles races, de nouvelles cultures, mais aussi de nouvelles guerres, car le monde n’est jamais rose. Vous serez confrontés à une menace qui pèse sur toute la galaxie, un ennemi unique que vous devrez combattre tout au long de ces trois épisodes. Vous ferez la connaissance de nombreux compagnons et alliés. Vous vous lierez d’amitié avec eux, voire plus avec certains. Vous aurez aussi la lourde tâche de convaincre des races entières pour combattre à vos côtés, leur faire comprendre que le passé ne doit pas être ressassé et d’aller de l’avant. Mass Effect, c’est ça. C’est votre jeu, votre univers.

Et voilà à quoi ressemble ma Shepard actuelle...

Et voilà à quoi ressemble ma Shepard actuelle…

Dans ME3, votre but ultime est déterminé dès le début : rassembler tout le monde afin de vaincre la menace ultime, les Moissonneurs. Il s’agit d’une race de synthétiques à la forme de vaisseau gigantesque (2km de longueur pour les plus grands) qui ont été créés dans un seul but : détruire toutes les races organiques avancées. Malheureusement, les Humains font partie du lot et sont même une des premières cibles. La Terre est donc attaquée et vous devrez donc vous enfuir afin de rejoindre la Citadelle (la capitale économique et culturelle de toute la communauté galactique) et de prévenir toutes les races de leur venue pour de bon (oui parce que bon, Shepard avait un peu prédit leur arrivée depuis quatre ans, personne ne l’avait cru).

Alors que ME2 consistait à rassembler assez de compagnons pour une missions suicide de haute importance, l’ampleur est infiniment plus grande dans ME3 puisque là il faut rassembler des races entières. Et sachez-le, ça ne sera pas une mince affaire, car lorsqu’il s’agit de convaincre deux races qui se détestent depuis des siècles de combattre ensemble, une simple demande ne suffira pas.

Par chance, j’avais réussi à faire les meilleurs choix possibles. J’ai réussi à instaurer la paix entre deux races en guerre depuis trois siècles, et même à guérir une race vouée à l’extinction. J’ai pu regrouper un maximum d’alliés derrière moi avant la lutte finale. Et là, on arrive au summum de l’épique. De la musique, des combats spatiaux, des explosions, des sacrifices, tous les sentiments y passent. Et la fin… Purée la fin. Autant être claire maintenant : je ne fais pas partie de ces abrutis qui ont fait un tollé en criant au scandale sur la fin. Personnellement, je n’ai pas été déçue du jeu (je ne PEUX PAS l’être), la fin était certes inattendue, mais juste. Le seul souci, c’était son manque de détails qui a été corrigé quelques temps après par Bioware qui ont sorti un DLC gratuit afin de remodeler la fin et d’y apporter plus de précisions. Et là, je ne saurai vous dire pourquoi, mais bordel que j’ai pleuré comme une gamine. Ces nouvelles fins sont cent fois plus émouvantes, surtout une en particulier. Je ne saurais vous dire pourquoi je pleure, si c’est parce que la fin est émouvante, ou si c’est parce que je me rends compte que cette fois, c’est vraiment la fin. La fin de Mass Effect, la fin des aventures de Shepard. Je me suis trop attachée à mon personnage, je me suis presque identifiée à elle. J’aurai beaucoup de mal à jouer à un autre Mass Effect avec un autre personnage. Il me faudra du temps pour me faire à l’idée (oui parce que d’autres jeux ME seront prévus apparemment).

MassEffect3 2012-09-03 12-28-21-00Évidemment, tout n’est jamais parfait et je suis parfaitement consciente des différents défauts du jeu, mais puisque je vous ai dit que cette propa ne serait pas un test, ne vous attendez pas à ce que je vous présente tous les détails techniques. Mais je vais quand même vous dire les aspects qui m’ont chagrinée. Tout d’abord, le mode multi qui ne m’a jamais intéressée. Oh, il est sympa à jouer je dis pas, le gameplay est plutôt bien foutu et on peut passer des heures dessus si on a des potes qui suivent. Mais je sais pas, depuis le début pour moi ME est un univers à vivre seul. J’ai plutôt l’impression que le multi est là uniquement pour satisfaire ces putains de gens qui n’arrêtent pas de râler et qui réclamaient un multi depuis ME2. Mais le pire dans tout ça, c’est lorsqu’on sait que le multi est indispensable afin de débloquer une meilleure fin, car le score du multi influe sur des statistiques du mode solo et détermine si on a plus ou moins réussi notre objectif final (je vous épargne les détails, je pense que c’est plus clair expliqué comme ça). Je dois vous avouer que cette obligation m’a grave fait chier, surtout quand je n’ai pas du tout accroché à ce mode. Heureusement j’ai pu trouver une feinte pour éviter d’y jouer tout en ayant la possibilité de décrocher les bonnes fins, donc tout va bien au final.

De même, je suis un poil déçue des choix de dialogues de Shepard. Alors que dans ME 1 et 2, on avait clairement cette orientation « conciliante » et « pragmatique » dans la psychologie du personnage, dans ME3 j’ai remarqué que cet aspect a radicalement changé. En gros, cela se résumait plutôt à « Je fais en sorte de réunir un max de gens possibles pour la guerre » et « Je suis un gros connard et je bute tout le monde pour avoir une misérable fin ». Du coup, il n’y a plus aucun intérêt à jouer pragmatique si ce n’est de voir tout le monde crever à la fin. Cette variation psychologique me tenait beaucoup à cœur, car à la base, ce n’était qu’un simple état d’esprit, une façon d’être. Dans ME3, Bioware a complètement changé la donne et je trouve ça dommage. J’ai toujours eu une Shepard pragmatique, c’est-à-dire froide et directe, mais je prenais toujours des décisions qui me semblaient justes. Mais jamais, oh grand jamais, je n’oserais brandir mon arme sur une personne avec qui je me suis toujours entendue. Pourquoi avoir fait ça quand ME3 ? Il n’y a plus de logique de dialogue, et du coup j’étais contrainte de jouer conciliante pendant tout le jeu, quitte à modifier entièrement la psychologie de mon personnage. J’ai trouvé ça vraiment dommage, mais heureusement cela n’a pas déteint sur mon ressenti final.

MassEffect3 2012-09-23 19-38-42-83Malgré tout, j’ai toujours du mal à me faire à l’idée que tout est fini. Heureusement, Bioware compte sortir plusieurs DLC solo dans les mois à venir (remarquez que je suis contente que des DLC soient prévus, c’est bien la première fois) et pour l’instant, je ne suis pas déçue. Il y a quelques semaines, le premier DLC solo payant appelé « Leviathan » nous a permis d’en apprendre plus sur le passé des Moissonneurs. Et putain, ils ont pas été radins niveau contenu. Les révélations sont assez surprenantes et le DLC est assez long, mine de rien. Alors que les gens le terminent en 3h environ, j’en ai passé plus de 5 dessus. Faut dire, j’ai bien pris soin de fouiller le moindre recoin (et de découvrir quelques détails amusants d’ailleurs). Cependant je vais éviter de m’attarder sur les détails car il s’agit essentiellement de spoil. Juste que si vous avez l’occasion de vous procurer le DLC (8€), prenez-le. Surtout si vous avez envie d’en découvrir plus sur l’histoire des Moissonneurs. Et récemment, Bioware vient d’annoncer leur prochain DLC solo centré cette fois sur Oméga. Ça tombe bien, c’est exactement le DLC que j’attendais depuis des mois (pour ceux qui ont joué au jeu, il s’agira très certainement de la mission avec Aria pour récupérer Oméga des mains de Cerberus), donc pareil, ça sera day one pour moi. Alors que les gens se plaignent des DLC incessants dans les jeux vidéo, moi je ne fais qu’en redemander pour les Mass Effect (évidemment il faut que la qualité suive, pour le moment c’est un sans faute)… Oui je sais, je suis un pigeon et je l’assume pleinement. Rien à foutre.

Futur

Mais cette saga perdurera toujours. Il ne s’agit pas que de Shepard, au final. L’avantage de créer un tel univers, c’est qu’on peut l’exploiter presque infiniment. C’est tout ce que je demande à présent. Maintenant que cette aventure est terminée, j’ai envie d’explorer d’autres facettes de ME, d’autres histoires, d’autres personnages. Les romans sortis dernièrement m’ont permis de tenir le coup entre deux jeux, de même que les comics. Je suis devenue folle de cette série, je saute sur les moindres goodies qui m’intéressent, j’écoute en boucle les OST des jeux. Mais il faudra bien que je me fasse à l’idée que tout cela n’est pas la réalité et que j’ouvre les yeux pour de bon. Mais bordel, je n’y arrive pas. Je n’y arriverai jamais, j’ai pas envie. Cette saga m’a envoûtée pour de bon. Pour l’instant, j’ai réussi à trouver un moyen qui me permet d’y vivre, le RP, mais je ne vous fournirai pas de détails, ce n’est pas le sujet de la propa.

MassEffect3 2012-09-03 12-29-43-88Toutes mes excuses aux personnes qui s’attendaient à une analyse profonde de ME3, un test objectif ou je ne sais quelle autre chose du genre, mais je ne pourrai en aucun cas le faire pour ce jeu. Je suis tout à fait incapable d’être objective ici. Quoi que je vous dise, j’exagérerai tout le temps. Je sais que des personnes partageront ce même sentiment que moi tandis que d’autres n’ont jamais été plus enthousiastes que ça vis-à-vis de Mass Effect. Quelle que soit votre opinion, je le respecte entièrement. C’est juste que… Je voulais exprimer tout mon ressenti lors de cette longue épopée. De la joie, de l’adrénaline, de la compassion, de l’amitié, et surtout beaucoup de larmes. J’ai pleuré, oui, et je ne le cache pas.

Et vous avez de la chance, un coffret « Mass Effect Trilogy » a été annoncé et sortira très bientôt (voire sera peut-être déjà sorti selon la date de publication de la propa) regroupant les trois jeux ME, pour 50€ seulement. Donc plus d’excuses à présent. Si vous aimez les space opera, Star Wars, Star Trek, alors n’hésitez pas à jeter un œil sur Mass Effect.

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